Tout Roule !

Tout Roule ! C'est quoi ? C’est l’histoire d’une famille qui décide de quitter un an sa vie quotidienne pour découvrir l’Europe à vélo. Tout roule, c’est le tout baigne du plagiste, c’est le tout schuss du skieur, c’est pour se souhaiter de vivre une aventure simple, joyeuse et riche. Alors oui, si on vous demande comment on va , vous pouvez répondre : TOUT ROULE !

Jean-Baptiste et Cécile (les parents) et leurs 5 filles : Jeanne 12 ans, Raphaëlle 10 ans, Joséphine 8 ans, France 6 ans, Maxime 3 ans.

ceciledagorne@orange.fr

jb.dagorne@orange.fr

Alors là, on peut vous dire qu’on en a bavé ! Qu’on a mouillé le maillot et le kway ! Que ça a été vraiment dur mais aussi qu’on a vécu un moment fort.

L’arrivée à Bergen était attendue comme un mythe car Bergen c’est évidemment la ville des Kings of convenience et leur musique qui a si souvent accompagnée nos soirées…. Bien sûr il pleut ce qui dans cette ville est une habitude. Du coup, la vie tourne autour de ses intérieurs ouatés, cosy, feutrés. À Bergen la pluie qui tombe fait de la musique, on est en tailleur dans son canapé devant une tasse de chocolat. Bref ici le rythme de la vie est tranquille. Ça fait du bien mais il est temps de repartir et la pluie ne s’arrête pas… tant pis on va y aller quand même ! Grosse erreur ! A midi le premier jour on est tellement dégoulinants, crevés qu’on fait demi tour. Le Patagonia et autre Gore-Tex ne suivent pas. On est secourus par une dame qui nous passe tout au sèche linge le temps du pique-nique qu’on mange en slip dans sa cuisine. Retour bredouille à Bergen où désespérés on reprend une nuit dans le même Airbnb et on réserve un billet de train pour le lendemain retour à Oslo (la météo n’annonce pas de mieux pour les prochains jours). No way for Norway.

Mais le lendemain il pleut moins et les prévisions sont meilleures, on enrage d’avoir baissé les bras, au diable le train on retente notre chance en ayant bien compris qu’il n’y a cette fois-ci pas de retour en arrière possible. Toutes nos cartes sont tirées. Tapis. Dommage on a tiré 2 semaines de pluie ! 

Deux  semaines de vêtements de pluie mouillés donc, de montage démontage de la tente sous la pluie, de repas sous des abris de fortunes. Bien sûr, il arrive que cela cesse et c’est alors des paysages magnifiques ! Mais très vite ça reprend comme les montées. Il faut le dire en Norvège pas un km de vélo n’est possible sans un peu de dénivelé (voire beaucoup). Deux  semaines de camping sauvage où nous avons eu à demander l’hospitalité d’un jardin plusieurs fois et où toujours l’accueil a été celui de gens surpris puis souriants et compréhensifs. Des vrais moments chaleureux avec Brit et la petite Frida, à Sandvikväg, où pendant qu’il tombe un vrai déluge on savoure ce qui est une institution Norvégienne : les gaufres ! Ici elles  sont rondes avec une structure qui la rend facilement divisible en parts en forme de cœur mais que tout le monde mange bien entière avec de la confiture ou mieux du brunost  (le fameux fromage marron) ! 

Pensées aussi pour Martha qui voyant la route dangereuse à cause des travaux  nous propose de rester bien derrière nous pour empêcher les automobilistes imprudents de nous doubler au risque d’écraser les enfants. Bilan des courses un bouchon de 32 voitures à la sortie de la zone à risque.

Nombreux encouragements sur le bord de la route, coups de klaxons et pouces en l’air, on en a même qui nous donne des trucs à manger car nous ayant dépassés quelques km avant dans la montée ont vu le truc venir et se mettent à l’entrée de la maison sur le bord de la route pour nous donner tout ça … on se croirait des fois dans une étape de montagne du Tour de France.

L’itinéraire que nous suivons coupe à travers les îles et c’est une succession de ferrys électriques que nous prenons (toujours gratuit pour les vélos) pour avancer : la bonne excuse pour un peu de repos au chaud et au sec de cette pluie interminable. 

À Østhusvik, il faut s’enregistrer sur internet pour que le bateau (qui est assez gros pour prendre des voitures) se détourne et passe nous chercher, toujours gratuitement. Cette journée-là ce sont Austin et Elza qui nous accueillent dans leur ferme avec séchage express dans la serre.

Chaque jour on médite ce labor omnia vincit improbus : ligne de vie ou méthode Coué ? 

Que diable faisons-nous dans cette galère ? Demanderait Géronte. 

Et bien parce que quand le soleil arrive à faire un trou dans cette masse nuageuse, quand le vent se calme et que la pluie cesse on est alors seuls au monde à voir comme la nature est belle, comme les couleurs de la roche, de l’eau et des arbres se marient bien. En Norvège on se fait poète de la nature vierge. 

Les photos prisent tenteront de  montrer un peu ça mais il ne restera pas d’image des moments difficiles car dans le dur on ne pense pas vraiment à sortir l’appareil. Ou alors Jean-Baptiste se fait hurler dessus car ce n’est vraiment pas le moment.

La fin de parcours nous fait passer par ce qui est un haut lieu du tourisme Norvégien : le Preikestolen. Pour éviter le bus, on décide de partir du camping à pied pour une première partie  de randonnée franchement sauvage où c’est le gps du vélo qui fait la route et nous évite de se perdre dans la montagne. Arrivés au parking d’où partent les randonneurs, alors on est plus nombreux. Au sommet : grandiose ! 

Puis c’est le retour vers Stavanger où on retrouve la pluie. Pas grave car on est fiers d’avoir réussi ce qui était notre objectif et surtout car le train de nuit nous ramène à Oslo où les températures chaudes et le soleil de l’été nous attentent.

L’amitié a-t-elle une durée déterminée ? Faut-il se voir souvent pour rester amis ? Non : Jb retrouve Jørgen, un ami pas vu depuis 20 ans comme s’ils s’étaient quittés la veille. Renate, sa femme, est enceinte. Vrais moments de joie simple où on cuisine et on mange tout en confrontant nos impressions avec de vrais norvégiens après ce mois passé ici. Plus particulièrement, un sujet qui nous marque : le rapport intime des Norvégiens à la nature. Jørgen rentre d’un mois de tournage dans les montagnes où l’accès se fait après 5h de marche. Le sujet traité : promouvoir la nature auprès des jeunes. Renate, elle, a pour habitude de partir une douzaine de jours par an en camping sauvage avec sac à dos, tente et vivres pour ne pas avoir besoin de revenir à la civilisation pendant cette période. Elle nous raconte ce souvenir d’enfance de camping en hiver par -40°C avec son père…

Requinqués, séchés et barbouillés de crème solaire nous reprenons la route vers le sud où le chemin nous permet de passer par la maison de Roald Amundsen au prix d’une côte qui restera un souvenir aussi fort que la maison elle-même. Et c’est quand quelques jours plus tard nous passons  à vélo devant la maison où il est né que là Cécile décrète l’overdose.

Comme pour dire que la boucle est bouclée, nos 2 derniers jours en Norvège nous font passer par des routes que nous avons déjà pu prendre il y a plus d’un mois à l’aller. On reconnaît les paysages, les maisons et comme de vieux connaisseurs on file tout droit vers nos spots de campings sauvages. Une dernière glace Diplom Is saupoudrée de chocolat puis c’est la Suède où c’est la moisson. Jolis paysages avec un littoral découpé et plein de petites îles. Baignades, pédalo (histoire de pédaler un peu). Si la Norvège est rock, la Suède est pop, plus douce plus facile. La dolce vita à la scandinave.

En Suède on est classe, on part se baigner en peignoir mais on sait aussi être plus popu : profusion de voitures tunées par des ados sans permis mais bridées à 45 km/h. Les filles en redemandent de ces boîtes de nuit ambulantes. Ingmar Bergman ou Avicii choisissez vos références le grand écart est possible. Ici aussi il est théoriquement autorisé de camper où on veut mais il y a une profusion de panneaux qui nous rappelle que là, ou encore là, c’est interdit. Pas grave les campings sont nombreux et c’est en Suède déjà la fin de la saison. Ce soir on n’était que 3 campeurs à dormir ici, ambiance déjà rentrée des classes même s’il fait encore très chaud. Demain nous serons à Goteborg.

Bergen

Chez Brit et Frida à Sandvikväg

Hävik et les copains Luxembourgeois à Haugesund.

Melkevik

Østhusvik : camping à la ferme et arrêt privé du ferry

Randonnée au Preikestolen

Stavanger et train de nuit-retour Oslo.

Chez Jørgen et Renate.

Au revoir la Norvège, les campings sauvages, Roald Amundsen, Diplom Is, on reviendra …

Premiers km en Suède, lessive et pédalo à Strömstad.

Grebbestad

De Fjällbacka à Fiskebäckskil

Entre Grönvik et Myggenäs

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Une réponse à « TR 12: Norge des sensations brutes. »

  1. Avatar de mysteriouslymiracleb75f6413cc
    mysteriouslymiracleb75f6413cc

    Hello, la petite Équipe À chaque épisode, je vous envoie un petit commentaire, mais je ne suis pas certaine que vous puissiez le lire. Je réponds donc à ce mail je vous trouve bien courageux. Je vous remercie de nous faire partager votre quotidien. C’est toujours un réel plaisir. Bonne continuation dans l’attente de vous suivre avec un prochain épisode. Gros bisous

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