Visiter une mégalopole comme Londres en groupe n’est peut être pas la solution la plus simple surtout quand c’est avec des enfants de 3 à 12 ans qui ont chacun un rythme et des aspirations diverses. Il faut ménager chacun, départager les attentes, régler les conflits, faire l’école et entre tout ça tenter d’imposer un peu ce que papa et maman veulent aussi faire ! Finalement, un vrai exercice de parentalité cette étape Londonienne qui grâce ou à cause du petit Potter aura duré 1 semaine (on a pourtant pris nos billets à notre arrivée en Angleterre il y a 1 mois, mais que voulez-vous il est la star !). Oubliez Paddington, James Bond, Sherlock Holmes et le roi Charles le cool ici c’est Harry (pas le prince).
Nous avons donc séjourné à Dulwich pour la simple et bonne raison, que c’est là que se trouve le « Hase bike Shop« , marque de nos tandems sur lesquels nous avions quelques réparations à faire. Oliver (le propriétaire du magasin) nous avait conseillé le camping de Dulwich, très bon plan pour visiter Londres. Nous étions à seulement 10 minutes de transport en commun du centre de Londres et en même temps suffisamment loin du tumulte Londonien pour y retrouver de grands espaces verts mais aussi de magnifiques demeures. Nous avons eu la chance de bénéficier d’un logement en dur (l’avantage des voyages hors saison touristique … ) pour nous protéger de cette semaine de grisaille, de pluie et de froid, plus facile que sous la tente pour faire l’école.
On a quand même pu montrer aux filles Big Ben, Westminster, Buckingham palace, la déco rococo égyptienne de Harrods, Covent Garden et bien sûr la colonne de Nelson (qui s’appelait Horatio ) sur Trafalgar square. En échange de quoi les filles ont pu nous expliquer ce qu’est du bubble tea et la différence immense qu’il y a entre Gryffondor et Serpentard. À ce jeu, on a trois expertes avec nous.
Cette semaine, c’est France qui a perdu sa première dent dans une focaccia d’Ottolenghi. Encore une fois la fée est venue apporter, bien sûr, la livre qui bien sûr a terminé au musée de… vous savez qui.
A noter : ne cherchez pas à pique-niquer dans un parc du quartier de Chelsea ils sont tous vides mais privatisés et donc inaccessibles aux non-résidents.
Côté transports : vélo. Il y a beaucoup de pistes et sincèrement on ne s’est pas sentis en danger. Chouette de passer le Tower Bridge à 2 roues ou sous la Tamise à Greenwich par le tunnel piéton-vélo. Greenwich et son méridien, l’occasion d’ailleurs, d’une petite leçon de géographie.
On a pas mal fait du train aussi, du bus (toujours à l’étage sur les fauteuils tout devant ) et du métro (où les fauteuils sont orientés le long de la rame à droite et à gauche). Pour tout ça on paye avec la oyster card, ce qui littéralement se traduit par carte huître. Que personne ne touche au bouton pour demander le passage au vert des piétons ou l’arrêt du bus à la station sinon Maxime saura vous rappeler à l’ordre dans un anglais qui a l’air bien compréhensible.
On a testé les taxis Londoniens qui ont l’avantage de pouvoir contenir une famille de 7 personnes mais pour autant le bus et le vélo restent nos favoris.
À la librairie française, on nous dit que la population des français fait de cette ville la 5eme plus grande ville de France. Pensées pour le temps de l’appel du 18 juin, où le même métro que l’on prend aujourd’hui servait d’abris contre les bombardements
Resterons comme des souvenirs forts, la Battersea station qui est un bel exemple d’architecture style britannique restaurée. Clin d’oeil à Pink Floyd .
Aussi grâce a notre ami Kaval on a pu faire une belle virée en zodiac sur les canaux de Camden.
Enfin, en mettant les vélos dans le train, la maison de Darwin à Downe, dans la grande banlieue de Londres, où il a pu vivre les 40 dernières années de sa vie avec sa femme (qui avait comme professeur Chopin) et ses 10 enfants. Etudiant avec eux la nature alentour et écrivant un livre qui, aujourd’hui, est considéré comme la base de la biologie contemporaine.
On en oublierait presque de vous parler d’Harry Potter et du musée que Warner Bros a consacré à ses adaptations au cinéma : et bien ça dure 3 h, ça fait crier les enfants de joie, ça les fait vous dire que vous êtes des parents supers alors que ça fait 4 jours que vous les grondez tout le temps bref c’est un truc sympa !
Pour quitter Londres, il nous aura encore fallu 2 jours de vélo à travers les banlieues mais cette fois sous le soleil ! On a retrouvé avec joie le countryside après avoir traversé le Dagnam Park qui est une réserve naturelle protégée abritant des troupeaux entiers de biches et de cerfs.





































































































